Ouverture d'une enquête préliminaire pour viol aggravé à la prison d'Aix-Luynes
Le parquet d'Aix-en-Provence a ouvert une enquête préliminaire à la suite des faits dénoncés par notre client, alors détenu au centre pénitentiaire d'Aix-Luynes.
Cette enquête porte notamment sur des faits de viol aggravé commis par des personnes dépositaires de l'autorité publique, à la suite d'une plainte déposée les 22 et 26 mai 2026.
Selon les déclarations de notre client, un climat de violences, de menaces et d'intimidations s'était progressivement installé à son encontre à compter du mois de mars 2026. Plusieurs signalements avaient été adressés aux autorités compétentes, tandis qu'une première plainte avait été déposée à la suite de violences survenues le 6 avril 2026, médicalement constatées.
Le 20 mai 2026, alors qu'il exécutait une sanction au quartier disciplinaire, notre client dénonce avoir été victime d'un viol commis par deux surveillants pénitentiaires à l'issue d'une douche.
Hospitalisé quelques heures plus tard, les constatations médicales faisaient notamment état d'une hémorragie ano-rectale et d'une incapacité totale de travail (ITT) de dix-huit jours.
Les plaintes déposées visent notamment les qualifications de viol aggravé commis par personnes dépositaires de l'autorité publique, actes de torture ou de barbarie aggravés, agressions sexuelles aggravées, violences volontaires aggravées, provocation au suicide et menaces réitérées.
Une enquête judiciaire en cours
À ce stade, une enquête préliminaire est en cours sous l'autorité du parquet d'Aix-en-Provence.
Notre cabinet assiste le plaignant dans cette procédure afin que l'ensemble des faits dénoncés puisse être examiné par l'autorité judiciaire. Les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d'innocence. Il appartient désormais aux enquêteurs de procéder aux investigations nécessaires afin d'établir les circonstances exactes des faits.
Au-delà de cette affaire, ce dossier soulève la question de la protection effective des personnes détenues lorsqu'elles dénoncent des violences susceptibles d'avoir été commises en détention, ainsi que de la préservation des preuves et de l'effectivité des mécanismes de signalement.
Revue de presse
L'ouverture de cette enquête a notamment été relayée par :

